Archéologie expérimentale

Faire de l’archéologie expérimentale, c’est le meilleur moyen de pouvoir confronter les travaux des historiens et les découvertes des archéologues. En se mettant dans les conditions de l’époque étudiée, en cuisinant avec les denrées, les ustensiles de l’époque et en adoptant les mêmes modes opératoires (opérations de cuisine, cuisson au feu de bois….), l’on retrouve peu à peu non seulement les gestes mais également les saveurs d’autrefois.

 

Un travail nécessaire sur les mentalités et une étude approfondie des sources historiques permettent d’affiner sa connaissance de la recherche du goût de nos aïeux. Ainsi, à force d’étude et de travail dans le domaine de la cuisine historique, on peut retrouver des perceptions aussi abstraites que le goût (abstraites temporellement, bien entendu, car rien n’est plus concret que le goût d’un aliment ou d’une épice au moment même où il est consommé)

« L'archéologie expérimentale tente, non pas de reproduire une hypothétique vérité historique, mais de constituer une tentative d'approche des caractéristiques générales d'un phénomène. […] L'archéologie expérimentale peut tout aussi bien désigner une reconstitution spectaculaire ouverte au public qu'une expérience très pointue permettant d'étudier un phénomène au microscope. Elle permet autant de répondre à des questions et vérifier les schémas théoriques […] qu'à orienter les futures recherches vers des domaines où rien n'est encore à l'heure actuelle évident. […]

Elle peut être une mise en scène statique, un tableau reconstituant un moment, un geste ou une posture d'une époque déterminée. C'est figé.

 

Elle peut être une reconstitution que l'on va voir évoluer naturellement ou sous l'influence d'une action anthropique. […]

 

Elle peut être une démonstration, le geste se produit sous les yeux de spectateurs qui bénéficient d'une explication par le technicien. Souvent c'est alors un vecteur d'animation avec un programme de présentation au public de techniques pour les touristes et les scolaires. […]

 

Tout ceci se fait à partir de fouilles, d'observations ethnographiques, d'études d'archives ou d'iconographies. On ne superpose jamais un site réel et un espace de reconstitution qui garde toujours un aspect hypothétique. On peut appliquer l'archéologie expérimentale à toutes les périodes et à tous les domaines (une poterie, une recette, un type de bâtiment... ). »

 

Maud Le Clainche,

responsable d’exploitation du Village de l’An Mil

Les travaux réalisés visent à restituer dans leur contexte les cuissons des aliments, puis les analyser afin de parfaire notre compréhension du geste.

 

Par exemple : cuissons archéologiques de viandes en sauce (recette du Hericoq de mouton) dans 4 contenants différents (coquemar, marmite tripode, poellon et oule suspendue), avec de nombreuses sondes thermiques, afin d’analyser et comprendre les phénomènes de cuisson dans les différents contenants et leur incidence sur les choix des récipients.

 

Autre exemple : reproduction à l’identique d’outil de découpe (après analyse structurelle de modèles issus de fouille archéologique), afin de procéder à la découpe de carcasse et analyser les traces de découpes sur les ossements en comparant avec les artefacts osseux retrouvés, eux aussi, lors de fouilles archéologiques.

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